• Bon allez, je vais vous faire voyager dans la culture du fleuve et vous livrez là ce que je vois, comprends des rites funéraires qui sont particulièrement différents des nôtres. Il y aura peut-être des erreurs dans le vocabulaire ou dans les interprétations... je ne joue pas l'ethnologue... juste je vous raconte!

    Une vieille dame du village est décédée voilà 6 jours. C'était une dame de toute importance puisqu'elle était la dernière fille du fondateur du village.

    A 2h, en pleine nuit, des coups de fusil ont retenti, c'est l'annonce de la mort. Au matin, toutes les femmes, vétues de madras noir et blanc, se rapprochent de la maison en deuil où elles iront pleurer. Le corps sera ensuite roulé dans des draps puis déposé sous la "kéé osu" (la maison des larmes). Les gens importants, le kapitaine et les anciens sont là. En fin de journée, on lave la défunte avec les plantes et des huiles afin de la préserver au mieux car elle ne sera pas enterrée immédiatement. De longues veillées vont débutées.

    La première nuit, la plus calme, les hommes jouent au dominos, les femmes dansent et chantent autour du corps sur le rythme des tambours qui résonneront jusqu'au matin. Des coups de fusil seront tirés à chaque moment important: au début et à la fin des veillées... La journée, les femmes sont affairées à la cuisine, il s'agit de cuisiner pour tous les gens qui se présenteront. Elles passent donc dans toutes les maisons demander à chacun de donner un peu à manger... qui de l'huile... qui des haricots... qui du riz... Les nuits suivantes seront plus festives que la première, le deuil prend alors une allure de fête. L'après-midi, les hommes qui ne construisent pas le cercueil, vident les pirogues qui arrivent expréssement chargées de rhum, de bière et de limonade. Tout le monde se voit confier une tâche.

    Pour certains, les jours suivants, il s'agira de creuser le trou... On les appelle les "oloman" (les hommes du trou) et ils sont entourés de rituels bien particuliers puisqu'ils se rendent au (cimetière), lieu sacré situé à une dizaine de km en aval. Entre 40 et 60 hommes se réunissent à la kéé osu en fin de matinée, on frappe une timbale de métal. Les plus jeunes d'entre eux attrapent toutes les poules du village... enfin les moins malines ou les moins rapides (c'est là que l'histoire fait plaisir à mon papa!!!). Elles seront tués pour être mangés là-bas et donnés à la terre des morts. Une fois les hommes partis, les femmes cuisinent pour eux et iront leur apporter le repas. C'est là que commence un jeu ritualisé entre les hommes et les femmes. Celles-ci se font réprimander pour leur retard et pour avoir laissé les hommes affamés si longtemps. Ensuite on accompli certains gestes pour protéger celles qui ne sont encore jamais venues. Enfin, les femmes rentrent... mais encore fâchées par l'accueil que les hommes leur ont réservé... elles prépareront leur vengeance en attendant leur retour...

    Allez... que vont-elles faire selon vous???


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  • Vous m'avez peut-être croisé au pied de la tour Eiffel, sur une plage d'Argelès ou encore dévalant le toboggan aquatique de Thonon-Les-Bains... Car, malgré toutes apparences, malgré toute vraisemblance, j'y suis!

    Non pas que je m'ennuie dans notre charmante petite maison.... mais plutôt que je rêve à un ailleurs et que cet ailleurs maintenant, c'est la métropole! Vous n'imaginez pas à quel point un cageau de brugnon devient exotique comparé à un sac de mangues...

    Par contre... ne vous méprenez pas, et ma mère serait la première à vous le dire... ceci n'annonce pas le grand retour avec le grand D de Définitif en métropole... nan, je serais, sûre, bien heureuse de remonter dans cet avion au mois d'Août... Enfin.... affaire à suivre!


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